Time heals all

Time heals all

Le temps soigne tous les maux. Il s'agit du seul remède pour aussi bien oublier mes journées embrumées que mes nuits halentantes. Un jour, j'espère revenir sur ces mots et constater à quel point j'ai changé. Mais alors, je ne serai plus moi-même si je ne succombe plus à mon romantisme exacerbé. Étrangement, je suis plus rassuré à l'idée d'y laisser ma peau. Ne vous méprenez pas, je pense que s'il faut vivre pour une cause c'est bien celle des sentiments, et vient avec elle ses désillusions. Ces dernières auront raison de moi, mais pourtant elles sont capables de mettre devant mes yeux les plus beaux des instants. Et comme le disait si bien Baudelaire à la fin de mon poème préféré, Le mauvais vitrier dans Les fleurs du Mal :

« Mais qu’importe l’éternité de la damnation à qui a trouvé dans une seconde l’infini de la jouissance ? »

Ces instants qui semblent ne durer qu'une image et qui nous font perdre la notion du temps sont bien les plus durs à oublier lors d'une déchirure. D'autre part, ce sont probablement ceux que l'on oublie dans l'instant et je pense qu'ils me hanteront jusqu'à la fin de mes jours, pour le mieux, évidemment. Finalement, on ne tire pas de trait sur ces choses-là, aussi insignifiantes soient-elles : les regards, les sourires, les remarques, les attentes et les atteintes ... Je ne regrette pas cette douleur, ni ces barbelés qui enchaînent mon coeur et le serrant en son sein. Comme déjà évoqué, je souhaiterais parfois m'en libérer quand la douleur est insoutenable et imperceptible, qu'elle se manifeste partout et que je ne peux mettre le doigt dessus nulle part. Pour mon bien, il va falloir apprendre à m'aimer avant d'aimer les autres, et accepter que d'autres jours heureux m'attendent. Et pourtant ! l'idée suivante est la crainte de vivre pleinement en ce faisant. Je ne suis pas assez sérieux.

Me rencentrer sur moi-même et mes proches sera, en mon sens, toujours une bonne idée, j'ai su bien m'entourer. Mes amis et ma famille, j'ai cette chance là pour moi. Et peut-être que d'autres chemins fluides dilueront les solutions folles de l'amour dans la fiole de ma vie. C'est cylique : les hivers de mon esprit laissent bourgeonner en eux, des primevères. Et encore une fois, le temps suivra. Comme le dit si bien l'expression : il faut laisser du temps au temps.

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