My head hurts

My head hurts

Les voyages forment la jeunesse, paraît-il. Récemment, j'ai eu la chance de visiter de nouvelles régions et pays, et j'espère bien pouvoir poursuivre ainsi. Pour ainsi dire, je me sens heureux et le coeur léger, loin de mes troubles du quotidien. Ces moments la tête hors de l'eau, de l'océan sans fond de mon mal-être me font le plus grand bien. Quelques journées suffisent. Il y a quelque chose dans le fait de voyager qui m'apaise, peut-être la rupture avec la routine, qui sait ? Un nouveau moyen pour moi de relâcher la pression. Les matinées du voyage tournent mon regard vers l'horizon ; la lueur du soleil point sur mes pomettes. Si l'on en a l'occasion, je pense que voyager ouvre l'esprit et y insère des bribes de notre planète.

Mais le principal problème avec les voyages est que le retour à la réalité est parfois difficile, surtout lorsque alcoolisé. Ma tendance à abuser des bonnes choses s'avère plus récurrente que je ne le croyais. L'ivresse de ces moments que l'on partage en étant avec ses amis, cet épicurisme en fait le joyau de l'instant. Et ce souvenir, si précieux soit-il, se ternira par l'oubli ou les non-dits. Il faudra alors séparer le bon du moins bon et en tirer pleinement parti, comme on coupe les feuilles des tiges de rhubarbe. Avec l'arrivée des beaux jours, mais aussi depuis quelques années, je cherche à m'évader. Pourtant, je devrais me focaliser sur la fin de mes études avant tout cela. Les voyages peuvent attendre et la vie en est un qui roule au pas.

Bords de l'Oise, Charles-François DAUBIGNY

Ces quelques jours m'ont permis de reprendre une dose certaine d'espoir : voir quelqu'un qui compte réellement est toujours agréable. Je remercie encore cette personne pour l'accueil qu'elle m'a fait et le bien au moral qu'elle m'a apporté. Réciproquement, j'espère l'avoir aussi tirée vers le haut bien qu'étant naturellemnt attiré par le bas. Pour la suite, j'espère la revoir sous peu et profiter davantage de ces courts moments de la "vraie vie". Mais à présent, ma tête me fait mal. Mon état d'esprit a changé, je veux croire en ces sorties amicales, ces instants d'humanité, ces photographies figées. L'avenir me démontrera qu'il n'y a pas toujours de sens à se faire écraser entre des tonnes de sentiments opposés. Je devrais simplement accepter un peu plus la légerté de la réalité. Le brouillard est fin.