Love is destructive
L'amour est destructeur, et pourtant nécessaire. La projection des sentiments vers soi ou les autres nous érode et nous façonne. Rien ne peut y faire, les gens vont et viennent dans nos vies, certains y laissant des traces indélébiles tandis que d'autres nous éclaboussent d'encre pour écrire nos vies.
Je ne prétends pas être légitime du fait de ma courte expérience sur Terre, mais je crois avoir besoin de renouer avec l'écriture. D'un autre côté, je pense aussi que de récents évènements m'amènent à me questionner, et peut-être que ce blog correspondra au format que j'ai cherché pour enfin assouvir ces deux besoins respectifs :
- Arriver à trouver un médium pseudo-artistique permettant de m'exprimer
- Laisser une trace de moi ici
Avant tout, je souhaiterais mettre en garde sur les sujets que je risque d'aborder ici, et j'espère ne pas réveiller davantage de souffrance. J'écris comme les idées me viennent mais me connaissant, cela risque d'être peu joyeux. Ainsi, si vous êtes de nature empathique et dans un état d'esprit plutôt négatif, je vous invite à arrêter votre lecture ici et à prendre du temps pour vous. Chaque chose en son temps. Pour les autres prêts à plonger, venez avec moi.
Le titre de cet article ne vient pas de moi, il s'agit du deuxième titre du premier épisode de The End of Evangelion, un film d'animation japonais sorti en 1997, écrit et produit par Hideaki Anno, proposant une fin alternative à Neon Genesis Evangelion, son chef d'oeuvre. Je vous conseille très fortement cet anime et ce film, pour un public un tant soit peu averti. Le développement et l'écriture des personnages est intéressant, et on peut y trouver une certaine symbolique. En plus, les musiques d'ouverture et de fermeture de chaque épisode sont merveilleuses et collent parfaitement à cet univers de science-fiction.
Mais revenons en 2023 et à moi, je souffre de mon romantisme désespéré. Ma passion ne me quitte pas, et les ruptures amicales et amoureuses s'enchaînent, me donnent l'impression d'être un hérisson dont les pairs ne peuvent s'approcher sans risquer de se blesser. Je dois admettre que je suis responsable de leur souffrance. Pour ma part, je souffre aussi, peut-être est-ce plus évident à entendre en raison de ma nature égoïste. Cet égoïsme d'ailleurs ne doit en aucun servir d'excuse à mon comportement répréhensible. Il peut aussi provenir par ma position sociétale et j'en ai conscience, et je m'en veux alors encore davantage. Mais trop se questionner peut aussi m'amener à penser que je suis déterminé.
Considérer que parce que je me sens en permanence triste, j'ai le droit de me mettre au centre de mes relations avec les autres s'avère néfaste. Et c'est d'autant plus vrai dans un contexte amoureux. Se remettre d'une relation qui a duré plus de 5 années prend du temps, et l'explosion de mon coeur cherche à emporter avec elle, mon futur social. En revanche, et c'est là la faillite de mon entreprise, ce souffle aurait du balayer avec lui ce sentiment dont Elle m'avait prévenu du danger :