Cycling in failure
Peu importe ce que je fais, je finirai toujours par y revenir. J'ai évoqué il y a seulement deux jours le désir comme une source positive pour moi d'avancer qui ne me lâchera sans aucun prétexte. Et pourtant, plus j'essaie et plus j'échoue. Tout est voué à l'échec, j'ai tout perdu et je continuerai de tout perdre. Mes espoirs, comme du sable passent au travers de mes mains et je n'ai plus que mes yeux pour pleurer. J'arrive à la réalisation que je ne suis juste pas capable d'avoir une relation saine vis-à-vis de moi-même et des autres. La moindre occasion justifie de me saboter tout seul. Elle m'avait aussi mis en garde.
Bizarrement, il m'arrive de concevoir ce qui ne va pas, le formuler, l'écrire, et vouloir changer mais je retombe dans mes vieux démons à chaque fois. N'y aura-t-il donc jamais d'issue ? En dehors de mon enveloppe charnelle ? Je veux abandonner toutes les relations humaines puisque je suis à bout de forces et que j'ai conscience du mal que j'engendre. Je ne mérite nullement ceux qui se sont trouvés sur mon chemin, je ne suis qu'un boulet ayant ralenti leur progression ou les ayant même tiré vers le bas. Pour les autres qui ont fait le choix de s'éloigner de moi, je le comprends parfaitement aussi. Je n'ai rien d'enviable, en soit.
Souffrons les épines en espérant les roses
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Encore une fois, tout reste une question de perspectives, je pourrais me concentrer sur ceux qui ont fait le choix de rester. Je ne sais pas pourquoi ces derniers l'ont fait et continuent de faire ce choix. Ils ne perçoivent probablement pas la toxicité émanant malgré moi. Les pertes s'additionnent et soustraient leur sens, j'en souffre ironiquement moins grâce à cela. La seule personne qui restera sera là.
J'aimerais trouver réconfort dans le brouillard, mais la couardise et la destruction nourricière m'empêchent de précipiter les choses. Par destruction nourricière, je veux signifier l'oblitération que je cultive et qui, après avoir tout aspiré de ma persistence, laissera place à un renouveau. Je ne sais rien faire d'autre. Atteindre cet état où douleur et absurdité de la condition humaine ne font qu'un. Rien ne justifie cette situation et pourtant je suis là, accueillant qui daignera me tuer, le sourire aux lèvres et les larmes aux yeux.
Je ne sais si cette vision accablante sera celle de mon destin, peu m'importe : le choix de confronter mes problèmes malgré les nombreuses douleurs m'appartient. Le confort de l'évitement devra cesser. Je suis mon pire ennemi à materner mes cycles d'échecs.