Cleanse your heart
Premièrement, je suis désolé pour le manque de publications récemment, mais je n'avais pas trop la motivation d'écrire et je ne cherche pas à voir ce journal comme une corvée. Mon envie varie terriblement d'un jour à l'autre, cela est étroitement lié à mon état psychique. J'essaie de réfléchir aux étapes suivantes pour aller mieux à l'avenir. La récente détérioration de mon état me fait entrer dans un cercle vicieux où puisque je requiers une nouvelle aide, j'ai ce besoin de soutien alors que je pensais progresser et ne pas en être nécessiteux. Donc je culpabilise, et je souffre de voir que je vais mal. Peut-être me suis-je bien trop focalisé sur ma souffrance au tel point que j'en ai oublié ce que je cherche réellement : l'apaisement.
Pour ressentir le calme et sortir du tourbillon incessant des réflexions, je dois apaiser mon coeur. Les choses auxquelles j'accorde beaucoup d'importance sont au final, très futiles. Constamment, je fais preuve d'une violente exigence envers moi-même car j'ai l'intime conviction que c'est ma seule issue vers une meilleure version de ce que je souhaite incarner. Je me punis moi-même pour mes erreurs du passé. Et pourtant, mon amour propre est mort de mes mains. Accorder autant d'énergie à mes pensées sombres et ma souffrance sans répit m'est totalement défavorable. En effet, je pense que réflechir à mes futurs rituels, mes rêves, mes envies, mes objectifs serait bien plus bénéfique. Une maison avec une grande baie vitrée donant sur une forêt verdoyante et des plaines à l'horizon, la chaleur du soleil d'été pour réveil, des voyages pour s'ouvrir au monde et aux autres : tout cela a quitté mon imaginaire il y a bien longtemps.
Je ne sais plus rêver et il y a ma voix dans ma tête qui tient ces mots là :
Il n'y a plus rien pour toi dans ce monde.
C'est honteusement douloureux de s'apercevoir que je me suis laissé convaincre par ces idées si néfastes soient elles. Ce ne sont pas les seules finalement, tout devra me briser, que je le fasse ou que je le souhaite. Peu importe le sujet ; et j'en ai déjà abordé un paquet ici.
Quand je suis au fond de mon puits du désespoir, je sais que ce qui me sauve est l'expérimentalisme. Je ne suis pas courageux, mais je sais que même si une situation pire m'attendait, elle serait différente de celle dans laquelle je me trouve. Même si c'est éventuellement pire ou détestable, que cette dernière soit synonyme d'encore plus de souffrance, cela restera ce que je peux faire de mon temps ici. Mettre fin à mon expérience de la vie serait alors incensé car je n'aurais pas aperçu tous les fils et croisements s'offrant à moi pour m'y accrocher.
Un jour viendra où je serai en paix avec moi-même et avec les autres. Je regrette aujourd'hui de les savoir blessés, le venin dans leurs veines, et cela abaisse mon estime personnelle. Les choses auraient dû se passer autrement, ou plutôt, j'ai eu ma part de responsabilité pour ma situation actuelle.
Qui sait ce qui m'attend avec un coeur en paix ? Mon brouillard émané finira sous peu par se dissiper.